Théâtre Apollo à Nantes
C’est l’effervescence ! Le 22 décembre 1908, le Grand théâtre Apollo ouvre ses portes au 21 de la rue Racine, à Nantes. « Le tout Nantes était là pour admirer cette superbe salle de 1 700 places, ivoire et grenat, ses loges, ses baignoires, ses galeries, son paradis, sa scène de 11 mètres d’ouverture », raconte Yves Aumont, journaliste à Ouest-France , en 2003. Il plante le décor d’un haut lieu nantais encore loin d’une salle de projection. À l’intérieur, ça chante et ça danse. « Le théâtre Apollo était avant tout le temple de la comédie musicale et du vaudeville. »
Ce music-hall est devenu au fil du siècle « un des lieux pionniers de l’histoire du cinéma à Nantes » . Et pour cause, le premier film du cinéma parlant diffusé à Nantes, c’était en 1929 dans l’antre de l’Apollo : La route est belle , de Robert Florey.
En 1921, c’est le drame. Un incendie dans un bâtiment mitoyen se propage dans la salle, complètement détruite. Elle est reconstruite quelques mois plus tard avec une capacité d’accueil réduite à 1 050 personnes avant un deuxième incendie, dix ans plus tard.
Mais l’Apollo renaît de ses cendres et le public peut y découvrir alors Gilbert Bécaud, Georges Brassens ou encore Jacques Brel. Édith Piaf, Fernandel, Yves Montand, Mistinguett, Coluche ou encore Barbara, en 1973, s’y produisent aussi.
Théâtre, concert, opérette, récital… Le cinéma prend sa place. La salle principale est détruite en 1976 pour créer un multisalles avec cinq écrans. Le groupe UGC récupère le cinéma, ainsi que son voisin Le Racine (spécialiste dans les films à caractère pornographique), pour qu’il devienne l’annexe.
C’est à l’UGC Apollo que la formule à 10 francs la séance (2 €) est lancé en 1997 pour contrer la hausse des prix ! Le cinéma retrouve une jeunesse jusqu’au mois de novembre 2003. C’est dans un vacarme, de multiples débats et une grande émotion que le cinéma s’éteint définitivement.
Les Nantais sont sortis dans la rue, mais rien à faire. Même la pétition signée par 20 000 personnes n’a pas suffi. «  Sa disparition, c’était comme si, à Paris, on avait effacé d’un trait l’Olympia », peut-on lire en 2015 dans  Ouest-France .
De l’ancien cinéma, il ne reste aujourd’hui que la façade. Le bâtiment a été détruit pour être transformé en logements et commerces.
(Source : Ouest-France)

 

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Marque vue 411 fois - Créée le 30 Juin 2024 - Modifiée le 18 Fevrier 2026 Retour
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