Calot papier Economats
Le projet du Familistère prévoit deux « cours de bâtiments d’industries domestiques » devant le Palais social. L’une, en face de l’aile gauche, doit abriter une boucherie et une charcuterie, une cuisine alimentaire, un restaurant, des débits de boissons et des salles de jeu, des remises, une écurie, une étable, une porcherie et une basse-cour. Dans l’autre, en face de l’aile droite, sont situés une boulangerie, un café-casino et des ateliers divers. Cette dernière n’est pas réalisée. Les différentes fonctions sont rassemblées dans la construction qui fait face à l’aile gauche du Palais social. On finit par l’appeler « économats » en référence à l’économe, responsable des services du Familistère.
C’est une architecture en briques sur un seul niveau dont les quatre ailes forment une cour intérieure ouverte sur la rue. On y trouve les services de production alimentaire : un restaurant (fermé en 1861), une cuisine alimentaire, une laiterie (fermée en 1867), une charcuterie, une boulangerie à partir de 1887. Les services des économats sont complétés après 1865 par des commerces installés au rez-de-chaussée du pavillon central, de part et d’autre de l’entrée principale : l’épicerie et le magasin d’habillement, de quincaillerie et de mercerie.
Les magasins de proximité du Familistère contribuent au bien-être de sa population. Ils mettent à la disposition de toutes les familles, au sein même de l’habitation, toutes les provisions nécessaires. Mais les magasins du Familistère ne sont pas seulement pratiques, ils sont, selon Godin, vertueux : ils distribuent des marchandises de qualité à bon marché sans le secours d’intermédiaires cupides ; ils invitent à la consommation utile, sans luxe ni frivolité, et donc à la bonne économie domestique des ménages ; ils servent l’intérêt de tous puisque les bénéfices commerciaux sont en très large part redistribués aux consommateurs.
Après la création en 1880 de l’Association coopérative du capital et du travail, les services de consommation fonctionnent en effet sur un mode coopératif. Les ventes dans les magasins s’effectuent soit en payant comptant (en monnaie courante ou en bons de consommation) soit sur carnet après dépôt d’une somme à la caisse. Les bénéfices sont alors divisés entre les membres de l’Association et l’ensemble des acheteurs sur carnet, au prorata du montant de leurs achats.
Les économats sont abandonnés en 1968. Ils sont classés en totalité au titre des monuments historiques en 1991. La restauration est entreprise en 2000. En mai 2006, l’édifice a retrouvé une vocation de centre de services pour les visiteurs et les usagers du Familistère. L’aménagement intérieur est signé par l’architecte Frédéric Beauclair. L’ensemble du mobilier en bois, acier et laiton interprète le mobilier industriel et commercial du Familistère au XIXe siècle.

  • 1 exemplaire dans la collection
  • Etat : Bon

    Provenance : Saint Genou (Vide-Greniers) - le 02 Octobre 2016
Thème Magasins

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Objet vu 989 fois - Créé le 07 Octobre 2016 - Modifié le 13 Mai 2024 Retour
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