Paquebots "France"
Le paquebot France de 1864 fut le premier du nom. Il a été construit en fer, à Penhoët (Loire-Atlantique) pour la Compagnie générale transatlantique et fut lancé le 1er octobre 1864.
Caractéristiques : Longueur : 108 mètres - Puissances des machines : 850 CV
Vitesse maximale : 13 nœuds
Services
En 1874, dix ans après son lancement, il subissait des modifications importantes. Il était allongé de 12 mètres et ses roues à aubes lui étaient retirées. Des machines plus puissantes, à hélice de propulsion, remplacèrent celles d'origine. On ajouta un troisième mât. Le France participa à l'expédition du Tonkin, entre deux voyages. Il fut finalement vendu à la démolition en 1910.
 
Le France 2ème du nom
De 1912 à 1934 le paquebot France de la Compagnie Générale Transatlantique assure une liaison régulière entre Le Havre et New-York. Confortable et rapide, il mêle un décor Grand Siècle et des commodités modernes très appréciées d’une clientèle principalement américaine, qui, le temps du voyage, pouvait se croire l’hôte de Louis XIV.
France, 2ème du nom, est à son lancement en 1912 le plus long navire de la flotte française (217m) et sera le seul paquebot de la compagnie Générale Transatlantique doté de quatre cheminées. Il inaugure une série de paquebots de grand luxe, symboles du voyage transatlantique de l’entre-deux guerres. Il quitte Le Havre pour sa traversée inaugurale le 20 avril 1912, quelques jours après le naufrage du RMS Titanic et effectue le voyage à une vitesse moyenne de 23 nœuds en 5 jours 19 heures et 39 minutes.
Son surnom de « Versailles des mers » lui vient des emménagements de la 1ère classe tirés du vocabulaire décoratif Grand Siècle : volutes et rinceaux de la rampe d’escalier du hall de réception, flambeaux, torches, cuirasses, carquois et harpons de la frise décorative à la base de sa coupole, copie du portrait en pied de Louis XIV par Hyacinthe Rigaud dans le Salon de conversation et farandole d’amours tirés du Salon de la Guerre du château de Versailles à la voussure de sa verrière. Les lambris de la bibliothèque et du fumoir évoquent le décor plus intimiste et gracieux de Trianon. La salle de bains d’un appartement de grand luxe est décorée de médaillons, copies des boiseries commandées par Louis XV à Antoine Rousseau en 1771 pour son cabinet des bains.
Ce raffinement s’accompagne de nombreuses commodités : eau chaude et froide dans les salles de bains des cabines de 1ère classe, ventilation et électricité dans tout le navire, deux ascenseurs, une salle de cinéma, une salle de mécanothérapie, un poste de télégraphie sans fil, des chambres froides. Les conditions de voyage sont toutes autres pour les chauffeurs et soutiers qui travaillent au machines jusqu’en 1923 lorsque le mazout vient remplacer le charbon.
La Compagnie s’assure la fidélité d’une clientèle américaine fortunée avec France de 1912 : diplomates, hommes d’affaires et artistes apprécient l’excellence de sa table, le service irréprochable, son décor à la fois fastueux et intimiste, les nombreux loisirs proposés à bord.  Il participe du prestige de la Transat sur sa ligne transatlantique.
France est réquisitionné pendant la Première Guerre mondiale. Il participe comme transport de troupes à la campagne des Dardanelles et sert en tant que navire-hôpital. Affecté à des croisières en Méditerranée et en Mer Baltique à partir de 1928, France est désarmé en 1934.
Source : https://www.frenchlines.com/
 
Le France 3ème du nom
Son premier départ pour New York aura lieu le 3 février 1962, le France embarquera 2000 passagers en plus des 1000 hommes d’équipage nécessaires à l’administration de ce navire hors du commun. Il arrivera comme prévu à New York le 8 février 1962 sous une parade de remorqueurs et de bateaux pompes, des milliers de personnes se sont massées le long de la rivière Hudson pour accompagner le France jusqu’au quai 88. La légende du France ne fait que commencer et se poursuivra une douzaine d’années. Au cours de sa carrière sous pavillon Transat, le « France » traversera l’Atlantique 377 fois et effectuera au total 93 croisières, transportant près de 600.000 passagers. Mais il faut se rendre à l’évidence: ce paquebot, excellence à la française est devenu un gouffre financier. Le « France » n’est plus rentable. Sur l’Atlantique Nord, le transport aérien a définitivement gagné la partie avec le Boeing 747. Cette véritable ville flottante clôturera en septembre 1974 la ligne Le Havre-New York qui était exploitée par la Compagnie depuis 110 ans: tout un symbole!
Le France est amarré le 19 décembre 1974 dans le canal maritime surnommé le quai de l’oubli au fond du port du Havre. Après cinq années d’immobilisation, le paquebot sera revendu le 25 juin 1979 à Knut Ulstein Kloster, propriétaire de la Norwegian Caribbean Line, qui le rebaptise Norway le 31 juillet. Le dernier des géants quittera Le Havre le 18 août 1979 avec à la tête de l’Etat-major, le Commandant Guy Kérignard. Transformé en paquebot de loisirs le Norway effectuera alors essentiellement des croisières d’une semaine dans les Caraïbes malgré quelques réapparitions en France pour finir sa vie en 2009 démantelé sur le chantier de la baie d’Alang en Inde. Aujourd’hui disparu, sa légende demeure intacte et il restera toujours, dans les souvenirs, et le cœur des français, un fabuleux paquebot.
 
Thème Transports maritimes
Marque vue 229 fois - Créée le 18 Septembre 2025 - Modifiée le 28 Avril 2026 Retour
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