Parc Zoologique de Montevran
À l’origine de l’implantation en Sologne du zoo de Montevran, un homme : Edmond de Montaigne de Poncins, l’un des plus grands explorateurs du XIXe siècle, qui aimait chasser le gibier dans les massifs du Pamir, en Asie centrale. En 1903, cet infatigable arpenteur se maria avec la légataire universelle du château d’Azay-le-Rideau, Marguerite de Biencourt. Ensemble, ils décident d’acheter, neuf ans plus tard, le verdoyant domaine solognot de Montevran, sur la commune de Chaumont-sur-Tharonne, à une quarantaine de kilomètres d’Orléans. Le couple y fi t bâtir un somptueux château de briques rouges, dans lequel Edmond de Poncins aménagea notamment un confortable bureau de… 100 m2 ! 
Dans les années 50, Montevran enclencha une profonde mutation. Après la mort de Marguerite de Biencourt, le domaine se retrouva, par héritage, entre les mains du neveu d’Edmond de Poncins, le vicomte Joseph de Mauléon de Bruyères. Âgé d’une trentaine d’années, ce dernier, originaire du sud-ouest de la France, rentrait à peine d’Indochine après avoir servi sous les drapeaux. Logiquement, ses connaissances de la Sologne n’étaient que parcellaires… : mais il se servit de son domaine pour rapatrier plusieurs animaux africains afi n d’étudier leur comportement. Parallèlement, des institutions lui demandèrent de placer chez lui quelques animaux en observation. La Sologne étant un village, des curieux se mirent à solliciter des visites privées. Devant la tournure que prirent alors les événements, un assureur inquiet, (ou lucide, c’est selon…) enquit le maître des lieux sur la nécessité de commercialiser Montevran, qui devint par la suite le premier château privé doté d’une structure zoologique ouverte au public.
Le développement du zoo se fi t lui de manière empirique, avec l’appui notable du célèbre acteur Jean Richard, interprète de Maigret et grand passionné d’animaux. Avec 35 000 entrées dès sa première année d’exploitation, Montevran connut un succès rapide. On y admirait lions du Soudan, cerfs de France, ours kodiak et autres loups blancs.
Le zoo avait pris une importance considérable en Sologne et dans l’Orléanais : sept entreprises locales travaillaient pour Joseph de Mauléon avec des corps de métier à demeure et une piste de karting notamment. 400 animaux batifolaient sur un domaine de 18 hectares d’installations…
Et puis le souffl e de Montevran s’est affaibli, s’échouant sur les rives d’un déclin progressif. En 1974, le choc pétrolier multiplia ainsi par trois les coûts du mazout (60 tonnes par an étaient nécessaires pour faire tourner le parc). Et puis l’usure des choses. Du produit. Du public. De son propriétaire, aussi. « Mon père, Joseph, commençait à en avoir marre, d’autant plus qu’il avait peur d’avoir un autre accident », rappelait il y a quelques années son fils, Edmond. En 1971, un horrible drame avait en effet ensanglanté Montevran et consterné le patron du parc zoologique : lors d’une visite,un enfant avait été tué par un ours… À 46 ans, éreinté par cette blessure et par toutes sortes de contraintes, Joseph de Mauléon décida alors de jeter l’éponge. Le zoo ferma ainsi ses portes en 1981, après avoir accueilli, en tout et pour tout, un peu plus de 2 millions de visiteurs. 
Thème Animaux
Les objets de la marque Parc Zoologique de Montevran
Marque vue 1083 fois - Créée le 25 Juillet 2019 - Modifiée le 23 Septembre 2021 Retour
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