Saint-James

La Distillerie Saint-James est une distillerie de rhum agricole de la Martinique située à Sainte-Marie. Elle distille plusieurs types de rhums à partir de la canne à sucre cultivée localement et comporte notamment un musée du rhum. La distillerie appartient à la société Rhums Martiniquais Saint James (RMSJ), filiale du groupe Bardinet.

En 1765, le Révérend Père Edmond Lefébure, Supérieur du couvent des Frères de la Charité et savant alchimiste, concurrent, de Jean-Baptiste Labat, décide de créer sur les hauteurs de Saint-Pierre une distillerie de rhum afin de subvenir aux besoins de l'hôpital de la ville. Il fait ainsi jaillir des alambics un tafia de canne à sucre hautement amélioré, appelée alors Guildive, qui évolue vers un des plus célèbres parmi les rhums agricoles. Le père Lefebure décide de donner à son rhum le nom de Saint-James (qui aurait été celui d'un amiral anglais ayant habité saint-Pierre) reconnaissable par les Anglais afin de faciliter la vente de sa production aux colons de Nouvelle-Angleterre, car l'importation de rhum était interdite.

La première distillerie Saint-James se trouve sur la route de Saint-Pierre, à Deux Choux, dans une ravine où coule la rivière du Jardin des Plantes.

Le 24 décembre 1890, Yvan de Woeyting, du Journal des voyages, aperçoit des lettres gigantesques qui indiquent Plantations Saint-James sur les mornes dominant Saint-Pierre, à la façon des lettres « HOLLYWOOD » au-dessus de la capitale du cinéma en Californie. On peut voir ces lettres sur les cartes postales anciennes de Saint-Pierre.

Suite à l'éruption de la montagne Pelée le 8 mai 1902, les plantations avoisinant la ville de Saint-Pierre ne sont plus que cendres. Seule la distillerie Saint-James a été en partie épargnée. Elle reprend son activité deux ans plus tard.

En 1959, le Comte Raoul Huraut de Vibraye créé la S.I.C, financée à l'aide des dommages de guerre payés par la République aux investisseurs ayant perdu tous leurs biens en Indochine. Une seconde distillerie Saint-James est alors construite sur l'habitation Acajou (à ne pas confondre avec le domaine de l'Acajou du Rhum Clément), à la Croisée Jeanne d'Arc au Lamentin, là où se trouve aujourd'hui le centre commercial La Galléria. Cette distillerie produit du rhum Grand Arome, c'est-à-dire issu de la distillation du sirop de canne et non pas du vesou. Après que la distillerie d'Acajou soit devenue opérationnelle, la S.I.C procède à l'agrandissement de la distillerie de Saint-Pierre. Deux des moulins et une chaudière à bagasse (provenant d'une autre distillerie inactive située à Rivière-Blanche appartenant aussi à la S.I.C) sont ajoutés aux trois moulins et à la chaudière de Saint-Pierre, ainsi qu'un groupe électrogène Diésel-Alternateur.

Plus tard, la S.I.C doit subir un contrôle fiscal de l'emploi de ses fonds gouvernementaux et est déclarée en faillite. Ses biens sont rachetés et transférés, en partie, à Sainte-Marie sur la côte est de l'île. La distillerie d'Acajou ne survit pas à la faillite de la S.I.C. et celle de Saint-Pierre est fermée et dépecée de son équipement. Ses bâtiments sont toutefois restés en bon état car entretenus par un particulier qui y installe une entreprise de découpe de bois.


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Marque vue 143 fois - Créée le 31 Janvier 2016 - Modifiée le 17 Decembre 2018 Retour
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