Le Gaulois Ste Bergougnan

Raymond-Célestin Bergougnan (1858-1942), plus connu par la posterité sous le nom de Raymond Bergougnan, est un industriel français des XIXe et XXe siècles.

À partir de la petite entreprise familiale fondée avec ses frères, il fait des Établissements Bergougnan une société prospère, grande rivale de Michelin, qui finira par la racheter. Raymond Bergougnan est très impliqué dans la vie de Clermont-Ferrand, tant sur le plan social que politique.

En hommage à son rôle en faveur de la ville, une artère de Clermont-Ferrand porte son nom, au même titre qu’Édouard Michelin.

Il est né le 7 juillet 1858 à Castera Vignoles, au sud de Toulouse, débutant comme ouvrier, Raymond-Célestin Bergougnan fonde à Clermont-Ferrand en 1885, avec ses frères Jean et Mathieu, un petit atelier produisant des articles destinés aux graveurs. L’atelier se spécialisa dans les timbres en caoutchouc. C’est le début d’une activité qui débouchera sur l’aventure industrielle dans le pneumatique.

Il est un proche d’Étienne Clémentel, qu’il engagera en tant qu’administrateur délégué pour Paris en 1906.

En 1889, l’entrepreneur constitua une société (Bergougnan et Cie) au capital de 250 000 francs. La production se diversifia alors.

En 1898, il fonda avec Émile Chrétien (auquel il était associé depuis 1894) une société anonyme, la Société de Caoutchouc brut ou manufacturé, anciens Établissements Bergougnan et Cie, pour développer la production de bandages pour automobiles.

De par leur activité (mais au contraire de ce que faisait Michelin), les Ets. Bergougnan s’intéressent aux plantations de caoutchouc et Raymond Bergougnan participe à la création de la Société des caoutchoucs de l’Indochine.

Bergougnan est alors le grand rival de Michelin, qui absorbera d’ailleurs finalement cette société concurrente.

En effet, celle-ci a en face d’elle nombre d’autres concurrents : si Michelin est le plus redoutable, la société Torrilhon est également un adversaire avec lequel il faut compter, plus en tout cas qu’avec la société Fritisse-et-Nourry, un rival de moindre envergure. Une tentative de fusion avec la société Torrilhon échoue, après quoi la société Bergougnan construit une nouvelle usine en 1912. Par la suite, après la Première Guerre mondiale, la société Bergougnan enregistre de lourdes pertes entre 1920 et 1923 dans ses filiales étrangères (filiale américaine, filiale de Riga, filiale italienne…). La société Torrilhon souffre encore plus, alors que Michelin sort le premier de la crise de l’après-guerre.

 


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Marque vue 184 fois - Créée le 21 Janvier 2016 - Modifiée le 17 Octobre 2018 Retour
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